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Ne restez plus seuls

Deux personnes regardant un téléphone portable

 

Deux médecins ont mis au point une application et un site internet visant à réduire la transmission des infections sexuelles transmissibles en France. Le concept : permettre aux utilisateurs d’être avertis par une notification anonyme si l’un de ses partenaires sexuels contracte une IST.

La technologie pour lutter contre des infections sexuellement transmissibles (IST). C’est ce qu’ambitionnent de faire Alexandre Aslan et Jérémy Zeggagh grâce à l’application Weflash. Ces deux médecins parisiens travaillent depuis trois ans sur cet outil de santé sexuelle connectée, unique en son genre.

L’objectif est double : diagnostiquer et « ramener dans le soin » les 30'000 personnes séropositives qui ignorent qu’elles le sont en France, et permettre à 20'000 personnes supplémentaires tels que la PrEP.

Nous n’arrivons pas à toucher les principaux concernés – notamment les HSH (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes) – par des moyens de communication traditionnels, explique à Têtu Alexandre Aslan. Du coup, on s’est dit : « Et si on passait par leurs réseaux à eux» ? Le résultat : Weflash.

Prendre la personne par la main

Pour en profiter, il suffit de vous inscrire sur le site internet Weflash ou directement sur l’application et de créer ce qui deviendra « votre passeport de santé sexuelle ». Il servira à la fois à vos partenaires sexuels (de manière anonyme) et aux professionnels de santé qui pourront avoir un accès sécurisé à ces données.

Le concept de l’appli est simple. : à chaque fois que vous avez une relation sexuelle avec un nouveau partenaire, vous mettez vos téléphones en contact pour créer un « flash » - du nom de l’application. Un système qui fonctionne même sans connexion internet. Plus tard, si ce partenaire contracte une IST, vous serez prévenu anonymement par une notification – aussi appelée push.

« Il s’agit ensuite de prendre la personne par la main pour lui proposer de se faire dépister dans un centre à proximité de son domicile directement via l’application », précise Alexandre Aslan. Une carte interactive affichera la géolocalisation des centres et la disponibilité des rendez-vous.

« C’est un geste de santé publique pour soi et pour les autres », abonde le médecin, spécialiste des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Louis.

Campagne de soutien essentielle

Le projet dont le coût total est d’environ 750'000 euros, est financé à 65% par l’association de lutte contre le VIH/SIDA, Aides. Il a également reçu le soutien du ministère de la Santé, de la région île-de-France ou encore de la mairie de Paris, via l’initiative Vers Paris sans SIDA.

« Il n’y a que de l’argent associatif ou public qui a été investi dans ce projet, tient à préciser Alexandre Aslan. Rien ne vient du privé pour éviter toute collusion.

Pour autant, tous ces soutiens ne sont pas suffisants. Afin de lancer ce projet, WeFlash a donc lancé une campagne de crowfunding. L’argent, comme indiqué dans le graphique ci-dessous, servira au développement de l’application, à sa mise en ouevre, à la protection des données et à lancer une campagne de communication.

Ce mercredi 26 décembre, l’organisme avait récolté près de 40'000 euros sur les 50'000 nécessaires au lancement du projet. Mais il ne reste que deux jours pour participer et il faut absolument qu’il atteigne l’objectif pour espérer que le projet puisse naître !

« On est dans une situation instable, constate Alexandre Aslan. <on est tellement près du but que ce serait terrible de ne pas y arriver. » Pour participer, il vous suffit de vous rendre sur la page Kiss Kiss Bank Bank et de donner la somme que vous voulez (10 euros minimum). N’hésitez plus, c’est maintenant ou jamais !

Source

 
 
 
 

 

 

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